Le soutien de Fabien Roussel

Un grand merci à Fabien Roussel pour son soutien.

Le rassemblement face au pouvoir Macron qui nous divise…

Elles et ils nous soutiennent

  • Aoustin Philippe, Retraité FPT, Saint-Joachim
  • Aoustin Catherine, Syndicaliste santé, Saint-Joachim
  • Aubarbier Jean-François, Syndicaliste retraité, Brière
  • Audoin Jean-Claude, Retraité, Crossac
  • Audoin Fernande, Retraitée, Crossac
  • Aufort Claude, Retraité, Besné
  • Barraud Remy, Retraité, La Chapelle des marais
  • Bernard Sabine, Syndicaliste FPT, La Chapelle des marais
  • Bian Stéphane, Ouvrier du bâtiment, Missillac
  • Biolliottet Anne-Marie, Retraitée de l’éducation nationale, La Turballe
  • Blanpain Mathilde, Gestionnaire collège public, Missillac
  • Boularan Nil, Salarié du commerce, Missillac
  • Boyer Anne, Conseillère municipale, La Baule-Escoublac
  • Burel Daniel, Retraité et syndicaliste, Missillac
  • Caharel André, Retraité cadre des Chantiers de l’Atlantique, Saint-Lyphard
  • Chocun Soasig, Conseillère municipale, Missillac
  • Dallérac Roger, Ancien adjoint, Saint-Nazaire
  • Dantec Ronan, Sénateur Territoires44
  • Dauce Yannick, Retraité, La Baule-Escoublac
  • David Roger, Ancien maire, Saint-Malo-de-Guérsac
  • Decaster Marc, Retraité, La Baule-Escoublac
  • Delalande Jacques, Conseiller municipal, La Chapelle des marais
  • Delémont Jim, Ex-chef de file FI, Saint-Gildas-des-Bois
  • Denne Christine, Fonctionnaire de l’Education nationale, La Baule-Escoublac
  • Drean Jean-Xavier, Directeur de SEGPA, Guérande
  • Dreano Yollande, Directrice d’école à la retraite, La Turballe
  • Duval Christian, Syndicaliste aux Chantiers de l’Atlantique, Fégréac
  • Guillet Claudine, Conseillère municipale, conseillère communautaire, Missillac
  • Guillet Michel, Retraité, Missillac
  • Halgand Eric, Syndicaliste FPT, Saint-Joachim
  • Halgand Dominique, Syndicaliste santé, Saint-Joachim
  • Haumont Franck, Salarié Airbus, Herbignac
  • Hauyé André Ancien adjoint aux sports Saint-Nazaire
  • Le Bronze Marcel, Conseiller municipal, Missillac
  • Le Bronze Corinne, Professeure des écoles, Missillac
  • Le Bronze Loann, Etudiant, Missillac
  • Le Bronze Nolwenn, Privée d’emploi, Missillac
  • Magré Vincent, Maire, La Haye Fouassière
  • Magré Françoise, Retraité, Missillac
  • Mauduit Gérard, Ancien adjoint à la culture et vice-président du conseil départemental, Saint-Nazaire
  • Meunier Michelle, Sénatrice PS
  • Meyer Yvonne, Employée de l’industrie pharmaceutique, privée d’emploi, Saint-Lyphard
  • Mischi-Mahé Christine, Ancienne directrice de la médiathèque de Saint-Nazaire, Saint-Nazaire
  • Moyon Fabien, Conseiller municipal, Crossac
  • Ollivier Damien, Salarié en cabinet d’architecte, Saint-Lyphard
  • Penduff Armelle, Retraitée de l’éducation nationale, La Chapelle des marais
  • Perraud Martine, Maire-adjointe solidarité, affaires sociales, emploi, logement, vice-présidente du CCAS, La Chapelle des marais
  • Petit Frédérique, CPE, Guérande
  • Poiron Jacky, Chef de chantiers, Saint-Joachim
  • Poiron Géraldine, Assistante maternelle, Saint-Joachim
  • Pourreau Viviane, Retraitée, Guérande
  • Prigent Nadine, Infirmière syndicaliste, Saint-Molf
  • Provost Eric, Président du PNR de Brière
  • Quettier Catherine, Ancienne responsable de la délégation de la solidarité du bassin de Saint-Nazaire, Fégréac
  • Radan Corinne, Enseignante, Missillac
  • Rodrigues Serge, Retraité, Saint-André-des-eaux
  • Séroux Marie-Hélène, Retraitée agricole, militante dans les énergies renouvelables, l’agriculture biologique, Séverac
  • Stricanne Stéphanie, Assistante maternelle, Guenrouet
  • Stricanne Didier, Comédien, Guenrouet
  • Tassel Marc, Enseignant retraité, Guérande
  • Thebault Jacques, Membre d’Attac, président d’association, La Chapelle des marais
  • Tholin Christian, Retraité PTT/France Télécom/Orange, syndicaliste, La Turballe
  • Turcas Cédric, Syndicaliste FPT, Pornichet
  • Valmer Michel, Directeur artistique et metteur en scène de théâtre
  • Vince Thierry, Responsable associatif, Pornichet
  • Vince Christine, Responsable associatif, Pornichet
  • Vince Pierrick, Syndicaliste Airbus, Saint-Joachim
  • Vince Laurick, Électricien, Saint-Joachim
  • Yuquiel Dominique, Fonctionnaire public territorial, Saint-André-des-eaux

Fête des liens de la CGT 44 à Mesquer au centre Touristra le 21 mai 2022

Participation de Philippe Martinez entre autres responsables

Photo Marc Magnier – tél. 07.88.22.28.79

Je voudrais revenir quelques mois en arrière, pour mieux nous projeter vers les années à venir, avec le parti communiste et Fabien Roussel. Revenir du coup sur ce qui a motivé mon engagement en novembre dernier, auprès des communistes de France et de son porte parole, candidat à la dernière présidentielle.

 J’ai tout de suite apprécié sa façon d’être, son humanité, son ouverture, son attention  portée aux exclus.

Fabien Roussel est gaucher et veut aller gauche au but.

Lors des meetings, son corps s’engage, son corps est en mouvement, pour mieux incarner un projet, un récit, une jeunesse d’esprit, une volonté de chercher des solutions nouvelles, réalisables et simples.

Il  se bat contre les autres et  les idées des autres, en s’imposant une  discipline née d’une élégance naturelle et du respect de l’autre, même si parfois de fortes oppositions les séparent. Nous savons trop que cela ne rend pas heureux de sans cesse rentrer dans le lard des autres. La haine, les humiliations entraînent des jours malheureux.

Avec Roussel on n’attend pas le Grand soir, mais plutôt les beaux petits matins, sans baisser la garde quand à  notre volonté de Paix, sans baisser les bras, en restant en vigilance tout le temps ; car tout semble inachevé quand on baisse la garde, quand on ne reste pas vigilants, quand on oublie les gestes d’accueil.

Monsieur le camarade Roussel, au cirque d’hiver, cite de Gaule, Mandela, Jaurès, Mitterrand, Obama, le pape, Angela Merkel…  Avec ces citations, il fait entrer  le parti communiste français et la gauche française dans le 21° siècle.

De son coté, il n’a pas renoncé à ses valeurs morales. Lui, il s’est construit entre une grand-mère qui l’emmenait à l’église le matin et un grand père qui l’emmenait au meeting du parti communiste l’après-midi.

Lui même aurait pu aussi, dans un geste de paix, prendre la main d’Helmut Kohl. Il sait et le redit clairement que les nationalismes sont précurseurs de tensions et de guerre.

Il veut faire renaître la gauche et pudiquement il veut la faire jouir. Il en a marre des solutions punitives et propose de croire en la prospérité. Peut-on être plus clair et plus simple ? Il ne veut pas que l’on s’emmerde !  Il reste calme,  il met de l’humour autour des hologrammes des uns, du bifteck et du pinard des autres, du ruissellement et des apéritifs.

Il n’oublie pas d’utiliser un mode nouveau pour une pédagogie accessible, simple et populaire, quand il propose par exemple et comme symbole d’une bienveillance innée, que tous les enfants français aient pu voir au moins une fois la mer et la neige en montagne avant d’entrer au collège. Le tout pour un milliard d’euros qui seront trouvés par des taxes sur les vols de jets privés et autres. Il rajoute « avec joie » et un sourire malicieux, que ceux là qui peuvent se promener en jet privés seront en fait heureux eux aussi d’offrir ainsi ces séjours aux enfants. Voilà un exemple enfantin et doux, d’une humanité réelle, concrète, dite sans bruit ni fureur,

Son Programme et celui du parti communiste entre et prend corps aujourd’hui pour les législatives avec le rassemblement des 4 grands partis de Gauche réunis dans la septième circonscription de Loire-Atlantique et ailleurs.

Alors bien sûr, on doit, pour se rassembler, savoir mettre un peu de côté quelques positions des uns et des autres qui nous empêcheraient sinon d’avancer. Il reste beaucoup de travail à faire. Mais tout ceci est passionnant et vertigineux, car tout est en mode « accéléré ».

Molière en son temps a proposé ceci  « Être ensemble en restant soi même. Être ensemble dans une communauté humaine, rester nous-mêmes tout en acceptant les autres ; un compromis sans compromissions ».

Cela doit être possible si on sait accueillir et si on accepte d’être accueilli.

Parmi un grand nombre de propositions qu’il n’est pas question de re-lister ici, je voudrais mettre en avant notre volonté de tout faire pour que toutes et tous puissent« Manger sain et à sa faim  et dormir dans des lits et dans des maisons ! C’est quand même un comble que dans notre pays si riche nous en soyons encore à redire cela.

Nous voulons accélérer le processus de  l’égalité salariale hommes et femmes ! Quelle incroyable injustice qui dure et dure encore ! Comment peut-on encore accepter qu’une différence de 245€ net existe, dans le privé, entre un homme et une femme sur un salaire médian?

Mais aussi, peut-on encore accepter que l’on puisse gagner moins de 1500€ par mois pour vivre ? Un salarié du privé sur 10 se contente en ce moment de 1319€ net par mois. Et on devrait dire Amen…

Non devons nous occuper des plus faibles et des plus fragiles sinon à quoi bon se dire socialiste ou communiste ou écologiste socialiste ou plus simplement de Gauche ?

Des solutions financières sont proposées, je n’y reviens pas ici. Il y a de l’argent.

L’Argent, l’argent, l’argent !!! Ce sont les premiers mots de la campagne que Fabien Roussel a su nommer, en insistant justement !

L’Argent, il y en a, il en  coule des milliards sur les comptes en banque d’une infime minorité de gens. C’est inouï ! Toutes ces  fortunes gagnées sur le travail des hommes et des femmes de nos pays, dans le monde entier. Et le pire n’est pas chez nous !

C’est terrible quand on pense à certains travailleurs manuels, et tant d’autres…. Ils méritent d’être mieux considérés et partir en retraite avant d’être complètement épuisés ; eux qui se cassent les reins, les mains, les dos, les os sur les chantiers les plus durs, dans les travaux à la chaîne, dans des usines et autres endroits difficiles comme les abattoirs.

Il faut « mieux partager toutes ces richesses indécentes » qui ont créé cette aristocratie nouvelle, post industrielle, inapprochable.

Car jusqu’à quand les gens  accepteront-ils cette soumission, cette maladresse des très riches, pour parler gentiment ? !

Il leur faudra couper encore des têtes ? Je veux croire en une autre solution plus gracieuse et moins énervée ; il est encore possible de rêver, de magnifier l’utopie et de  passer à l’acte politiquement, démocratiquement, pacifiquement.

Quand à l’écologie, soyons clair et allons droit au but. L’ultra libéralisme économique, disons le capitalisme, n’a plus à cette heure qu’un seul grand adversaire, impitoyable, cruel, né en son sein, Ce seul grand adversaire se nomme : « Le destructeur de l’humanité » et donc la fin du système capitaliste. Cet adversaire a mis la main sur le climat, les eaux polluées, les sols asséchés, la terre fatiguée d’absorber trop de doses de produits toxiques. Ce seul adversaire est une progéniture-monstre créée par les Hommes et cette progéniture-monstre à bientôt 10  milliards de mâchoires est prête à avaler plus de 10 milliards d’êtres humains et les espèces animales et végétales.

Face à ce crime annoncé, ce carnage irréversible, on peut fermer un œil pour ne pas se faire traiter de pessimiste et de triste personnage, mais un seul œil alors ; car la menace gronde terriblement et nous sommes tous avertis de ces choses là maintenant. Il nous faut ouvrir grand les yeux. Il y a urgence. Arrêtons nous de nous voiler la face.

Il n’est bien entendu pas question de créer de la pauvreté en protégeant la nature.

Et cette remarque dans un programme comme le notre, qui défend un meilleur partage des richesses, n’est ni anodine ni un souhait mais une obligation.

Et pour finir, choisissons  de jeter  un regard neuf, curieux, attentif, à la jeunesse.

Elle est informée, sur informée peut-être même, et cela peut compliquer une implication dans les actes politiques, car elle ne sait pas trop par quel bout commencer.

Elle est en revanche prête à mener la guerre contre les dégâts de la surabondance.

Elle est aussi en recherche de sens et de plaisirs.

Elle mérite donc qu’on l’écoute beaucoup plus.

Elle est prête à agir, elle agit déjà pour sauver la planète.

Si elle manque d’armes, proposons lui des armes inoffensives et des moyens de mettre en œuvre cet immense chantier planétaire qu’est la sauvegarde de l’humanité.

Il nous faut aller vers la jeunesse, dialoguer avec elle, beaucoup, à fond, nous expliquer, et qu’eux nous disent aussi les raisons qui les détournent de la politique. Qui parfois, les dégoûtent même !

Ils ont besoin de réponses claires aux promesses non tenues !

Car tout le souci est là, on ne peut plus rien promettre en politique qui ne peut pas être mis en place.

C’est pour nous, la clé pour regagner la confiance des plus jeunes. Ne soyons ni négligents ni paresseux ! 

Je vais terminer en lisant les dernières lignes d’un texte de Wajdi Mouawad. C’est un texte pour le théâtre. Il se nomme « Forêts ». J’ai mis en scène et joué ce texte  de 2017 à 2019 avec mon Théâtre Icare. Il est question justement des promesses ! Et disons que c’est aussi un hommage rendue à huit générations de femmes entre la fin du 19° siècle et la fin du 20°.

Une jeune fille qui s’appelle Loup, parle à sa maman, devant  la tombe de sa maman :

Maman,

J’entends la marche du temps auquel j’appartiens

Et même si

Aujourd’hui encore

L’hécatombe semble si proche de nous,

Même si j’entends la rumeur inquiétante d’une guerre,

Je sais que je suis Loup et que mon cœur a traversé le siècle….

Ton corps enfin dans la terre,

Je vois un horizon complet se dégager devant moi

Et c’est effrayant

Effrayant de grandeur et de profondeur

Je vois tout à coup l’espace qui s’en va là-bas

Jusqu’au nord

Jusqu’au sud

Jusqu’à l’est

Et jusqu’à l’ouest…

Maman

Depuis toujours,

L’orage gronde dans nos vies,

La mienne qui commence

La tienne qui se termine.

Moi qui croyais être liée par mon sang au sang de mes ancêtres

Je découvre que je suis liée par mes promesses

Aux promesses que vous vous êtes faites.

Et que vous avez tenues.

Vie sauvée, vie perdue, vie donnée.

Lorsque je serai en proie au tourment,

Je répéterai vos noms comme un talisman contre le malheur.

Odette, Hélène, Léonie, Ludivine, Sarah, Luce, Aimée, Loup

Comme une promesse tenue à jamais.

Voilà !! Je te promets Véronique de tout faire pour t’emmener défendre nos souhaits à l’assemblée nationale. Maintenant c’est à toi.

Merci à vous.

Chers amis, 

C’est une grande joie de vous retrouver ce soir nombreux à La Turballe et je veux remercier ici Gérard Macé pour son accueil  et sa disponibilité ! 

Nos rencontres étaient devenues rares avec la Covid, ces moments politiques et conviviaux nous ont manqué. 

Les 12 et 19 juin prochains, un vent d’espoir peut se lever sur la France.

Emmanuel Macron n’a remporté la présidentielle qu’à la faveur de la volonté majoritaire du pays de barrer la route à l’extrême droite.

En se rassemblant pour les législatives, la gauche rend aujourd’hui possible la mise en échec du président de la République et de son programme de casse sociale, la défaite de très nombreux députés de droite et d’extrême droite.

La conquête d’une majorité de gauche à l’Assemblée nationale devient possible pour relayer les attentes du mouvement populaire.

Bien sûr, dans la campagne présidentielle, chaque force de gauche a porté son projet. Ses 21,95 % du 10 avril ont toutefois donné à La France insoumise une responsabilité première pour œuvrer à l’union. C’est donc en prenant pour base de travail ses propositions, tout en les enrichissant des apports propres aux autres composantes que nous avons abouti à un programme partagé.

Nous nous en félicitons.

Avec les propositions de « La France des Jours heureux », le PCF et son candidat Fabien Roussel ont travaillé avec l’ensemble des forces de gauche au programme partagé que nous défendrons ensemble. Ils ont particulièrement insisté sur la nécessité de se doter de moyens financiers et de pouvoirs à la hauteur des objectifs sociaux et écologiques avancés.

D’où la place du travail et de l’emploi au cœur des politiques publiques à déployer, en sécurisant l’emploi et la formation…

D’où l’engagement pour la retraite à 60 ans, en intégrant les périodes d’études et de non travail dans le calcul des années de cotisation nécessaires pour une pension à taux plein.

D’où l’exigence d’une République sociale, laïque, universaliste et démocratique, qui se déploie partout avec des services publics pour toutes et tous…

D’où l’importance accordée à la réappropriation publique et sociale de grandes entreprises concernées telles EDF et Engie, comme au besoin d’un pôle public financier avec la nationalisation de banques privées pour conduire une politique réellement transformatrice…

D’où l’accent mis sur un nouveau mode de développement, solidaire et écologique, la réindustrialisation de la France et la nationalisation de grands groupes stratégiques, ainsi que de nouveaux pouvoirs d’intervention des citoyens et des salariés sur l’économie…

D’où enfin la demande que la France use de son siège au Conseil de sécurité pour faire naître des coopérations solidaires entre les peuples et prévaloir le droit international et la paix, en Europe autant qu’en Palestine ou au Sahara occidental, et dans la levée du blocus de Cuba…

Certains de ces points figurent parmi nos objectifs communs, d’autres resteront à débattre entre les groupes de gauche au sein de la prochaine Assemblée. Le plus important est que nos compatriotes puissent voir leurs vies changer dès l’été, et qu’avec les mobilisations populaires la colère se transforme en une force puissante de changement.

Je veux aussi partager avec vous ce soir quelques convictions, plus personnelles, , et prendre devant vous des engagements. 

Tout d’abord, je suis candidate parce que certains combats me tiennent à coeur : 

– le combat contre la désertification médicale, car le problème s’aggrave année après année  et concerne désormais toutes les professions médicales, alors que des solutions pourraient exister avec la  régulation de l’installation des médecins, la création de centres de santé et le développement des hôpitaux locaux.

– le combat pour une présence humaine des services  publics.  

Nos services publics, maltraités quand les  urgences ferment la nuit, quand les Ehpad manquent d’aides-soignants, quand les profs  malades ne sont pas remplacés. 

Remettre de l’humain dans la société, surtout après ces 2 années de Covid qui ont desséché  les relations sociales, c’est une nécessité.  

Et ça passe par des services publics qui soient à hauteur d’homme, accessibles, par l’arrêt des fermetures de bureaux de poste ou de guichets dans les gares, ces fermetures qui créent  un sentiment d’abandon très fort.  

– le combat contre le gaspillage alimentaire, qui est un combat contre l’épuisement des  ressources de la planète, mais aussi un combat pour la décence et la dignité : qui peut accepter qu’on gâche autant alors que tant d’êtres humains ne mangent pas à leur faim chaque jour ou ont du mal  à se nourrir correctement ? 

Et puis, cette question de l’alimentation est directement liée à la question de notre agriculture, de nos agriculteurs, de leurs revenus, de leurs retraites. Et permettez moi ici de saluer le travail remarquable de mon ami le député communiste André Chassaigne pour garantir une retraite minimum à tous nos paysans mais aussi au combat qu’il mène pour protéger les femmes de ces travailleurs de la Terre, qui travaillent souvent sur les exploitations pour aider mais qui finalement se retrouvent dans une encore plus grande précarité faute de statut adapté.

Oui je veux réaffirmer ce que je souhaite pour notre pays. 

Je souhaite une nouvelle majorité à l’Assemblée nationale, je souhaite un virage social et écologique de l’action gouvernementale pour les 5  prochaines années. 

  Cela signifie que dans une majorité parlementaire plurielle, je voterai ce qui permet : 

– de conduire une politique des salaires et des pensions qui soit juste, en commençant par  un SMIC revalorisé et une grande conférence sociale sur les salaires. 

– (je voterai ce qui permet) de donner des moyens humains à nos hôpitaux, à nos écoles, car  c’est la clé pour retrouver un bon fonctionnement

Et plus largement, pour la priorité climat, sortir, en 10 ans, 12 millions de Français de la  précarité énergétique dans les logements. 

La part du budget des ménages consacrée à toutes les formes d’énergies s’envole. Alors nous  devons travailler à des solutions concrètes sur le transport, le chauffage, les logements, pour  que personne ne soit laissé sur le bord de la route.

Nous avons besoin d’une gauche plus forte pour prendre ce virage social et  écologique.  

Mais vous savez finalement, cette gauche rassemblée, c’est toujours la démarche que nous  avons eue dans notre département, depuis des années, et c’est cela qui nous a permis de construire des  victoires pour agir.

Cet accord, il a été signé au plan national et, je le respecte. 

Ce qui compte à mes yeux, et c’est ce qui fonde la confiance entre les élus et les citoyens,  c’est de rester fidèle à ses idées et à ce qu’on est. 

Cet accord, il attribue cette circonscription au PCF. 

Je suis communiste et je reste ce que je suis, avec mon histoire, mes convictions et mon identité politique. 

J’ai grandi en Brière où j’ai toujours vécu, où je suis élue, où je n’ai de cesse de défendre nos intérêts comme conseillère municipale tout d’abord et aujourd’hui comme conseillère régionale des Pays de la Loire. 

Mon engagement politique est lié à mon histoire familiale ; une famille ouvrière, un père sympathisant communiste, défenseur acharné de l’école laïque, élu aux côtés de Marc Justy pendant 25 ans. Adolescente, j’entre aux Jeunesses Ouvrières Chrétiennes, j’y rencontre des prêtres ouvriers qui éveillent ma conscience en nous parlant de partage et de fraternité. En 2001 je suis sollicitée les municipales, c’est le début d’un long chemin militant et électif. Secrétaire départementale du PCF 44 aux côtés d’Aymeric depuis 2018, je rejoins l’exécutif national la même année.

Secrétaire médicale dans un laboratoire d’analyses médicales privé jusqu’en 2017, je connais la dure réalité du monde du travail aux côtés de mes collègues, principalement des femmes.

Lier l’humain à la politique, un leitmotiv qui explique mon engagement dans le monde associatif : féministe au sein de Femmes Solidaires, pour la santé en tant que présidente du Centre de soins de Saint-Joachim ou éducatif en tant qu’adhérente de Samba Dia, association qui permet aux enfants de ce village du Sénégal de pouvoir aller à l’école. En parrainant mon filleul Cheikh Madou, arrivé de Guinée et qui aujourd’hui a passé son bac, son permis de conduire, travaille…En me disant que j’ai peut-être contribué à lui permettre de vivre aujourd’hui la vie qu’il voulait vivre

Changer le monde, cela semble utopiste à certains et certaines, cela fait sourire parfois.

Pourtant c’est comme cela que je conçois mon rôle de députée. Porter la parole des plus précaires, des plus fragiles, porter la parole :

De Mélanie, atteinte de mucoviscidose et handicapée à 80%, qui s’est vu retirer les AAH parce que mariée et  qui a besoin que la loi change pour sortir de cette dépendance financière

De Karima mon amie de lycée,  infirmière, arrivée à quelques mois en France,  qui depuis l’âge de 16 ans et sa 1ère demande de carte de résidence est confrontée à la notion « d’apatride », qui pour obtenir la nationalité française doit passer un test de lecture, qui se fait agresser physiquement par un patient parce qu’elle est « arabe »

De Jocelyne, retraitée, usée par son travail à temps partiel de femme de ménage dans des hôtels de luxe pendant des années, qui à 76 ans doit recommencer à travailler comme auxiliaire de vie car elle ne perçoit qu’un minimum vieillesse de misère.

Vous comprendrez que pour moi, ce qui compte, par-dessus ces accords entre les partis, c’est le sens de ce  qu’on veut faire : 

Ce qui compte pour demain, c’est bien que notre pays soit plus juste : 

Avec des salaires qui permettent de vivre dignement. 

Avec des pensions de retraite qui soient revalorisées quand elles sont mangées par l’inflation.

Avec des agriculteurs qui puissent tirer un revenu de leur travail. 

Avec des étudiants qui ne soient plus condamnés à s’épuiser dans des petits boulots en plus de  leurs études. 

Avec une égalité femme-hommes réelle car les femmes sont toujours en première ligne sur le front des inégalités au travail et dans la vie, des moyens pour la lutte contre les violences sexuelles et sexistes,

Et avec une transition écologique qui accompagne les plus modestes pour se déplacer sans  polluer et habiter des logements mieux isolés. 

C’est ça notre engagement et c’est ça que les Français attendent, dans leur très grande  majorité. 

Alors nous serons dans cette campagne au rendez-vous de nos convictions, pour agir et  pour faire avancer notre pays.  

ET ICI, je me réjouis de voir ce soir que nous sommes rassemblés et mobilisés dans toutes nos sensibilités, au-delà des étiquettes, pour cette campagne. 

Merci à vous toutes et tous pour votre présence,

Merci à  mon ami Aymeric pour son soutien sans faille

Merci à tous nos militants, à nos sympathisants, à tous nos distributeurs, à tous nos colleurs  d’affiche.

Merci à vous tous d’expliquer et de convaincre, pour gagner et faire gagner nos idées. Nous avons devant nous à peine 4 semaines de campagne. 

Je compte sur chacun de vous. 

Je compte sur votre mobilisation comme vous pouvez compter sur moi.

Lancement de campagne – Législatives 2022 – 20 mai 2022, La Turballe

Week-end politique pour mettre la #NUPES sur orbite en Loire-Atlantique.

Veronique Mahé et Christophe Rouxel ont lancé leur campagne sur la 7eme circonscription chez un syndicaliste paysan. Il reste à peine plus deux semaines pour convaincre et gagner face à une droite et une extrême droite divisée.


Les 10 candidat.e.s se sont retrouvés ce midi à Nantes pour une Conf de presse et un temps politique collectif. Véronique et Christophe ont pu parler des urgences sociales, de Salaires comme de Culture.

Le discours de Christophe Rouxel

Vendredi 20 mai à 18h

FERME DU BOIS DE LA BOUILLE

20 allée du bois de Boulle

44420 LA TURBALLE

Véronique Mahé

Christophe Rouxel – candidat suppléant